jeudi 12 avril 2012

Chute de cheval : quand bouger la nuit devient mission impossible

Vous ne le saviez sans doute pas, mais je pratique l'équitation, depuis cette année. Ce ne sont pas de vrais cours dans le sens où on n'y fait pas ce que les autres font dans les habituelles reprises, et en plus il y a dans le groupe autant de débutant que de cavaliers confirmés ... Nous sommes en fait la section "spectacle équestre" reliant l'association Nouaillé 1356 et le Centre équestre du Grand Poitiers, et nous réalisons un spectacle équestre (comme son nom l'indique) pour la journée médiévale organisée par Nouaillé 1356 et qui aura lieu le Dimanche 24 Juin 2012 (comment ça je fais de la pub ? ^^).

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt, à nos chevaux.




Hier, se déroulait donc comme tous les mercredi soir notre séance hebdomadaire d'entrainement. Exceptionnellement, le metteur en scène de Nouaillé est venu nous voir, avec quelques autres membres de l'association. Nous faisions tous tranquillement notre détente avant de montrer notre belle chorégraphie. Comme d'habitude, je parcourais, sur le dos de l'adorable mais non moins feignasse Pearly, une jument grise de bientôt 9 ans, trapue et très grande, au trot. Puis sont passés près de nous d'autres cavaliers du groupe au galop. Il ne fut pas difficile donc de faire partir ma fière monture au galop, mais seulement un galop trop rapide pour moi qui débute. Ayant du mal à diriger correctement Pearly, je me fait embarquer, et au premier tournant nous voilà frôlant (pour ne pas dire poussant) un autre de mes comparses. Il ne fallut que deux secondes pour me retrouver les quatre fers en l'air à manger le sable du manège.

Toujours est-il que je suis tombée sur la hanche droite, ou plus précisément sur l'os iliaque. Rien de cassé, mais ça fait très mal. Autant vous dire que ce fut assez galère rien que pour me mettre dans mon lit, puis pour trouver une position confortable. Mon problème premier étant que je ne m'endors en général que sur le côté droit, sauf que là, c'était réellement impossible. Mais ce fut vite un soucis secondaire.

Vers deux heures du matin, je me réveille. J'ai chaud aux jambes ... Voilà donc le SJSR qui en profite pour me rappeler son existence. Mais si bouger quand tout va bien est simple, trouver un coin frais dans les drap quand le moindre mouvement est extrêmement douloureux est déjà moins agréable. Premier essai pour se mettre sur le dos et étirer les jambes : 30min de gigotage lent et douloureux, pour au final être essoufflée et au bord des larmes. Et la chaleur dans les jambes, elle, était toujours là ... Avec la douleur en plus (cela dit, pour une fois, je n'y pensais pas, la douleur à la hanche était plus forte ^^).

Au final, j'ai du me lever. Là aussi, parcours du combattant : d'abord arriver à sortir les jambes du lit, puis réussir à grand peine à se redresser pour s'asseoir au bord du lit, enfin parvenir à me lever ... Dur dur ... Sans compter la tête qui tournait (à cause de la chute je pense, vu qu'aujourd'hui je n'ai eu aucune nausée) et mon ventre qui me labourait. Bref, une chouette nuit pleine de douleur, de galère et très courte puisque vers 7h30 j'ai du sortir de mon lit avant de devenir folle.

Tout cela pour dire qu'avoir le SJSR quand on peut à peine bouger, c'est vraiment une torture ! Je suis donc de tout cœur avec tous ceux qui doivent rester au lit, après des opérations ou autres, et qui ont ce syndrome.

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