lundi 19 août 2013

"Je ne veux pas travailler ... "

Ou plutôt, je ne peux pas ...

Aujourd'hui, cela aurait du être mon deuxième jour de travail. Mais ma santé en a décidé autrement. Insomnie, moustique envahissant, et jambes qui prennent le relais une fois réveillée, la fatigue est trop forte ...




Je devais prendre le bus à 6h28 ... Pour bien avoir le temps de me préparer, ne pas être pressée, j'ai mis mon réveil à 5h. Et on s'est couché, vers 22h.

Et la ronde de nuit de mes troubles du sommeil à commencée.

Cette nuit, c'est l'insomnie qui a ouvert le bal. Je me suis tournée et retournée sans cesse dans le lit. Essayant de ne pas penser à mon réveil. Essayant de ne pas penser à ma fatigue du lendemain. Essayant de penser à des choses douces et agréables pour trouver le sommeil (oui, je ne compte plus les moutons, j'en avais marre de trouver mes affaires grignotées ^^). Et puis j'ai fini par regarder l'heure.

01h27

Trois heures et demi à chercher Morphée qui visiblement avait une fête ailleurs ...

Et puis il est arrivé ...

Comme si une insomnie ne suffisait pas, comme si je n'avais pas déjà assez de mal à m'endormir, il a fallu qu'un moustique se joigne à la partie. Et non content de m'avoir littéralement bouffé le bras, il s'amusait à passer au-dessus de nos têtes à intervalles réguliers. J'ai tenté de faire fi de mon irrépressible envie d'allumer la lumière et de le pourchasser (surtout parce que ma lampe de chevet est dans le salon et que je ne voulais pas réveiller le Chéri). Mais au bout d'un moment, il faut arrêter de pousser mémé dans les orties ! Trop, c'est trop !

Chéri, réveillé par mes jérémiades contre l'insecte suceur de sang, allume sa lampe et massacre la bestiole d'un coup vif du dos de la main. Feu le moustique se retrouve alors crucifié juste au-dessus de ma tête. L'enflure, il était prêt à me sauter à la gorge je paris !

01h58

Okay ... Le réveil sonne dans trois heures ... Tout va bien ... Ou pas ...

N'y tenant plus, à bout de nerf, fatiguée plus que cela n'est supportable, je me laisse aller à pleurer, libérant mon angoisse. Une chance que j'ai un Chéri en or qui est toujours là pour me consoler, par ses mots et ses gestes tendres. Sa main caressant la mienne, j'arrive à me sentir mieux et le sommeil commence à poindre le bout de son nez. il se sera fait attendre le salaud !

5h, le réveil sonne.

A peine trois heures de sommeil, c'est léger ... Surtout quand on connaît le programme de la journée : bus à 6h28, arrivée au SHAPE à 8h01, heure d'embauche à 8h30, pause de 30min pour déjeuner, débauche à 15h et bus soit à 15h17 (toutes les chances de le louper donc) soit à 16h12, et donc soit rentrée à 16h27 soit à 17h27 ... Et les 6h de boulot sont loin d'être de tout repos ...

Avec juste 3h de sommeil pas du tout reposant et la fatigue accumulée jusque-là ...

A peine debout, je craque, en pleurs dans les bras de Chéri. Sous la douche, je pleure. Après la douche, je ne fais que pleurer, toutes les 2 minutes, sans pouvoir me contrôler. Je finis par me calmer (relativement) et on file à l'arrêt de bus. Là encore, plusieurs crises de larmes.

Et puis la crise d'angoisse. Accompagnée de son amie la nausée.

6h30, retour à l'appart. Je pose mes affaires, je recraque, câlin de Chéri et là, c'est le drame ... Une chance que je contrôle parfaitement certains mécanismes de mon corps, notamment les vomissements ... Une chance aussi qu'on ai mangé tôt hier soir et que j'avais déjà presque tout digéré, la pahse de gerbouille n'aura pas duré longtemps au moins (pas assez pour me faire imiter un phoque à force d'étouffer ...).

Et maintenant, mes jambes se rappellent à mon souvenir, en me titillant et en me faisant comprendre que même si je le souhaite très fort je n'arriverais pas à faire de sieste pour me reposer aujourd'hui, parce qu'elles seront là pour m'en empêcher toute la journée ...


Et voilà, on appelle Randstad, on prend rdv chez le médecin ...

Pas mal mon deuxième jour de boulot ... n'est-ce pas ?




3 commentaires:

  1. Bonjour, J ai moi meme le syndrome JSR et je dois vous dire que votre article m accable. Je travaille depuis l age de 16 ans et jamais, JAMAIS, cela m a empeche de travailler. J ai aussi 3 enfants et les nuits courtes je connais. Reprenez vous et au travail plutot que de vous reposer sur les autres pour vivre. Bien cordialement. Jean Thallus

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    1. Mais tant mieux pour vous monsieur, si vous en êtes capable, tant mieux pour vous ! Si le sjsr ne vous affecte pas autant que moi (et d'autres personnes atteintes encore plus sévèrement que moi et ayant été, justement, contraintes d'arrêter de travailler pour aller mieux car elles ne pouvaient plus tenir) vous êtes bien chanceux. Mais voyez-vous, Monsieur Thallus, cette maladie n'affectent pas tout le monde de la même manière, et elle n'est parfois pas la seule pathologie à prendre en compte. Vous ne me connaissez pas, Monsieur Thallus, pas plus que je vous connais, et il serait de bon ton de vous renseigner avant d'insinuer que je suis une personne qui se repose sur les autres pour vivre. De quel droit me jugez-vous ainsi sans savoir ce que je vis au quotidien ? Et qu'est-ce qui vous assure que je suis celle que vous croyez ? Parce qu'un jour je suis malade à ne pas pouvoir bosser je suis une feignasse qui se repose sur les autres pour vivre ? Croyez-vous vraiment que cette situation me plaît ? Croyez-vous vraiment que je ne serais pas heureuse de ne plus souffrir de cette maladie qui va jusqu'à, parfois, m'empêcher de travailler comme je le voudrais ?
      Si vous voulez, monsieur Thallus, je veux bien échanger ma vie contre la votre, peut être qu'une fois dans mes godasses vous comprendriez, peut être, qu'allier sjsr, apnée du sommeil, insomnie, trouble alimentaire, surpoids, TOC et forte dépression, ce n'est pas une mince affaire ! Et je ne parlais pas de nuits courtes, pas seulement, Monsieurs Thallus, je parle aussi de nuit sans sommeil du tout. Tentez de ne pas dormir du tout plusieurs jours d'affilés, pour voir si vous êtes aussi capable de travailler. C'est un fait monsieur, le manque de sommeil est néfaste pour la santé, et c'est une des conséquences de cette insidieuse maladie.
      Si le sjsr ne vous a jamais empêché de travailler, estimez-vous chanceux plutôt que de me jeter la pierre, car croyez bien que je ne suis pas la seule dans ce cas, et que des tas de malades du sjsr seraient aussi mécontents que moi en lisant vos mots pas si cordiaux ...
      Bonne chance pour le reste de votre vie, Monsieur Thallus.

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    2. monsieur Jean Thallus
      je travail depuis l'Age de 14 ans (pré apprenti maçon ) et je vais avoir 40 ans au mois de mars .. je ne me suis jamais arrêter plus de 30 jour sauf a cause d'une varicelle ....... je suis depuis 3 mois en arrêt pour un SJSR et je peu vous dire que personne est pareil en vers la maladie !! travailleriez vous avec des disques écraser et des hernies discal ??? bah moi oui !! mais pas avec le SJSR...

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Et vous ?