lundi 16 février 2015

Dire au revoir à la médication chimique

Ou comment j'ai arrêté de prendre un traitement médicamenteux pour le SJSR.

Attention : cet article n'est qu'un témoignage et ne vaut pas comme conseil ou comme recommandation. Je ne prône ne aucun cas le fait de ne pas se soigner par un traitement tel que les agoniste dopaminergique pour cette pathologie si ce traitement est efficace et bien régulé par un médecin, surtout si le patient en ressent le besoin. je ne fais que rendre compte de ce qui se passe me concernant. 


Fin décembre 2014, mon compagnon et moi sommes allés rendre visite à ma famille en France. Finissant mal l'année, notre voiture est tombée en panne et nous avons été bloqué deux semaines de plus chez mes parents. Or, comme nous avions prévu de rentrer dans la journée du 4 janvier, je n'avais prévu mon traitement que jusque cette date ... Vous voyez le problème ?

J'ai d'abord rationné mes prises, passant de 1 + 1/2 comprimé à 1 par soir. Après cinq jour de ce rythme, aucunes douleurs (je précise que j'avais pris dans nos bagage mon surmatelas climatisé que je mettais en route chaque soir). Puis je suis passée à seulement 1/2 comprimé ... Là clairement ce n'était pas suffisant ... les premiers jours. Car dès que j'ai entièrement stoppé mon traitement (pas le choix car plus de médicaments, et je ne voulais pas payer plein pot une consultation chez un généraliste puis chez un neurologue juste pour une semaine de traitement ... ), quand j'ai tout stoppé donc, rien, pas de douleur, pas ou très peu d'insomnie. 

De retour chez nous, alors même qu'il me restait suffisamment de comprimés pour plus d'un mois, j'ai décidé de ne pas reprendre, et de laisser mon corps décider seul. 

J'ai donc mis de côté mon pramipexole depuis janvier. Je n'en ai pas repris un seul. Je n'en ai pas ressenti le besoin. J'ai eu quelques petites crises bien sûr, mais elles sont passées très rapidement soit juste avec le froid de mon surmatelas, soit, quand la crise était plus forte, simplement en marchant quelques minutes, en me relaxant et en tâchant de me détendre. J'ai même moins besoin des massages de mon chéri : pour dire, l'huile de massage est figée à cause du froid de ces derniers jours, et ça doit faire une bonne semaine si pas plus qu'elle n'a pas servie. 

Côté effets secondaires, d'après mon compagnon je suis moins à fleur de peau, plus joyeuse, moins fatiguée, plus détendue. Il est vrai que j'ai moins de somnolences. Et mes dernières migraines n'ont pas été accompagnées de nausées. Et je crois que ma libido revient progressivement à la normale ^^.


Voilà, cela fait donc presque deux mois que je suis sans traitement et tout se passe bien. Pour moi c'est une vraie victoire sur cette fichu maladie. Même si ce n'est sans doute qu'une phase de rémission et que peut être devrais-je reprendre un traitement d'ici quelques mois, je profite de cette accalmie. C'est une victoire qui me permet de tenir bon, car je me dis que tout est possible. Et je me prend à espérer à nouveau que tout ira bien quand je voudrais envisager une grossesse, que je pourrais me passer de traitement et allaiter comme je le désire. Et ce genre de projet fait du bien !



Voilà pour ce petit témoignage. j'espère qu'il donnera du baume au cœur à certains et encouragera d'autres à tenir bon ! Toutefois, si certains veulent suivre mon exemple, pensez tout de même à consulter un médecin et à faire les choses par palier pour réhabituer et sevrer votre corps ...


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